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// Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots auprès de nos lecteurs ?
J’ai toujours évolué professionnellement dans un environnement créatif. En tant que designer alors que j’avais une vingtaine d’années, puis comme directeur artistique et consultant en France et aux Etats-Unis : que ce soit en agence pour Publicis, Havas, Ogilvy, McCann ou en direct pour des entreprises telles que Sanofi ou Nestlé. Mon attrait pour la photographie s’est manifesté alors que j’étais encore adolescent mais s’est développé alors que je travaillais comme consultant créatif pour Digital Vision (racheté ensuite par Getty Images) et Veer (filiale de Corbis) de 2004 à 2007. Je suis actuellement un mastère (MFA) en arts visuels à l’institut des arts de Boston, à l’université de Lesley, en tant que photographe. Je continue en parallèle à travailler comme consultant créatif pour des agences de publicité ou chez l’annonceur.
// Plans très frontaux, attrait pour la signalétique, cadrages au cordeau, on pense immédiatement en voyant vos images à William Eggleston, Stephen Shore et toute la photographe américaine des années 70. Photographiques ou autre, nous aimerions en savoir plus sur vos influences, dites-nous tout !
De toute évidence, mes photos, et plus particulièrement celles de lotissements dans le sud de la France ou en Californie du sud ont une approche très géométrique et frontale. Les « nouveaux topographes », et plus particulièrement Lewis Baltz et Robert Adams, ont une grande influence sur moi, tout comme Ed Ruscha. Mais je suis également inspiré par d’autres photographes « d’architectures » tels que Andreas Gefeller ou Candida Hofër, qui sont tous les deux d’origine allemande. Certains photographes découverts sur flickr et que je suis désormais sont également une grande source d’inspiration. Je pense à Jarek Kisieliński, Pierre Layotte, and Pascal Heymans, Dan Mitchell-Innes, Isa Gelb ou Pavel Petros, qui sont tous européens.
// Beaucoup de ces photographes américains travaillent à la chambre ou au moyen-format et sont réputés pour travailler avec une zone de netteté maximale. On imagine alors que le besoin de piqué était déterminant pour la réalisation de vos images. Est-ce ce besoin qui vous a amené à vous intéresser aux boîtiers Foveon ?
En fait, je me suis intéressé au Foveon dans un premier temps, non pas pour le paysage mais pour une série de « portraits » de vigne réalisée en 2012. Notre maison en France est située dans un petit village du Minervois, un vignoble du sud du pays (Languedoc Roussillon) et un ami à moi possédait une exploitation qui allait être refaite. J’ai alors décidé d’emporter quelques pieds déracinés dans notre grenier pour réaliser le portrait de ces arbres tordus et déformés dont la forme, comme vous le savez, ne doit rien au hasard et qui n’ont rien de « sauvage » puisqu’ils sont en effet très méticuleusement taillés et manipulés pour obtenir ces formes. J’avais besoin, pour les photographier, d’un capteur qui était capable de capturer les plus infimes détails de ces pieds accidentés et le Foveon m’est apparu comme la solution idéale. Voilà comment j’ai fait l’acquisition d’un DP2 Merrill. (ndr : La série Vinis Vitifera peut être vue icihttps://www.flickr.com/pho…/jmonline/sets/72157649493435752/)
// Quels sont, d’après votre utilisation, les principaux avantages des boîtiers SIGMA et de leur capteur Foveon ?
La précision des détails capturés par le Foveon m’étonnera toujours, et c’était donc la raison principale de mon achat. J’ai ensuite découvert cependant que la caractéristique la plus intéressante de mon boîtier Foveon était la restitution des couleurs uniques et la richesse qui permet de générer des images hyper réelles et presque palpables.
// Vous êtes nés aux Etats-Unis et cela se ressent dans vos images, de par votre utilisation de la couleur tout d’abord et la place prépondérante du territoire dans vos travaux. On est ici très éloigné ici des photographes humanistes Doisneau, Ronis, Cartier-Bresson, qui sont des modèles encore très présents chez les photographes français. Etes-vous attiré par cette photographie Monochrome qui donne une grande place à l’humain ?
En fait, je suis né aux Philippines, mais j’ai déménagé à l’âge de dix ans aux usa. Effectivement, ayant grandi aux Etats-Unis et plus particulièrement dans le sud de la Californie, je ne peux qu’être (volontairement ou pas) influencé par la photographie américaine, notamment celle ayant pour sujet la banlieue dans les années 60 et 70. Je suis malgré tout un grand admirateur de la photographie « humaniste » française, particulièrement celle de Robert Doisneau et Henri Cartier-Bresson. Je pense cependant, et le fait de vivre dans un monde globalisé de plus en plus petit a forcément de l’influence, que cette quête de l’instant décisif (et cette obsession du temps capturé) a laissé place à une obsession pour le lieu (ou du fait de l’accélération de la globalisation : l’absence de lieu). Egalement, je trouve plus intéressant et gratifiant de capturer les restes de l’activité humaine ou d’une culture pour exprimer la condition humaine dans son ensemble que de capturer les individus directement.
// La notion d’errance et d’exploration domine dans vos images. Comment fonctionnez-vous pour construire ces séries ?
La plupart de mes images sont et font partie de mon environnement, immédiat et quotidien. En France, je réalisais mes images à travers mon village et les vignes, et ici à Brooklyn, alors que j’emmène ma fille à l’école en métro ou à pied dans mon voisinage. La notion de lieu étant tellement inhérente à mon travail, il est important pour moi de ne pas tomber dans une vision « touristique » de la photographie en partant par exemple à l’inconnu à la recherche d’un « projet ». Il est bien plus intéressant pour moi que ces images se révèlent d’elles même en s’immisçant dans mon quotidien, plutôt que de « traquer » des « images intéressantes »
// Comment voyez-vous votre photographie évoluer au cours des prochaines années ?
Mes cadres sont beaucoup moins « carrés » depuis que j’ai déménagé à Brooklyn il y a quelques mois. C’est comme si ma vision très frontale et géométrique de la banlieue française ne correspondait pas à cet environnement urbain. Je commence également à photographier plus souvent l’humain mais de manière hésitante car je cherche à éviter les clichés d’une certaine forme de photographie de rue construite sur les codes établis au 20ème siècle par ceux qui ont battu le pavé de Paris ou les blocks New Yorkais.
// Vous semblez réaliser toutes vos images au DP2 Merrill. Faites-vous partie de ces photographes qui s’obligent à se restreindre niveau matériel pour pouvoir se concentrer d’avantage sur leur photographie ?
Alors qu’il m’arrive de jouer avec d’autres boîtiers, c’est toujours vers le DP2 Merrill que je reviens pour la plupart de mes travaux, le coté facile à transporter étant bien sûr incompatible avec une chambre (ou même un boîtier Moyen Format). Les reflex traditionnels sont aussi beaucoup trop encombrants. Le DP2 Merrill est pour moi l’équilibre parfait entre qualité d’image et encombrement, deux choses très importantes compte tenu de mon travail.
// Quels sont vos projets pour les prochaines années à venir ? Des expositions ? De nouvelles séries prévues ?
Je viens d’arriver à Brooklyn il y a seulement quelques mois, et j’ai découvert plusieurs projets que je mènerais cette année en rapport avec la gentrification et l’évolution de la population de Caroll Gardens, le quartier dans lequel je vis. Ce quartier est passé d’une population appartenant essentiellement à la classe ouvrière italienne à une population plus aisée d’origine française (Les bobos comme on les appelle). Il faut savoir que Carroll Gardens est le quartier qui possède la plus grosse population francophone de New York. Je serais de retour en France cet été et j’en profiterais pour continuer ma série de portraits de vignes, pour photographier plus de « lotissements » pour ma série du même nom, et peut être que je réaliserais une série sur les expatriés de la région, qui compte notamment beaucoup d’anglais, de neerlandais ou d’allemands. L’année dernière, mes photos ont été présentées dans des galeries à Toronto, ainsi qu’à Budapest et dans un lieu proche de mon village dans le sud de la France. Cette année, j’aimerais beaucoup présenter les images de mes séries rurales (Les lotissements et Vitis Vinifera) à Paris ou à New York, car je n’ai rien vu de semblable exposé dans ces deux villes.
Merci à Jonathan d'avoir répondu à nos questions ! Retrouvez ses séries françaises et américaines sur sa page Flickr :https://www.flickr.com/photos/jmonline
Le photographe americain Thomas de Los Santos, que vous avez peut être découvert le week-end dernier sur notre blogunpointquatre.tumblr.com, nous a envoyé plus d'images de son étonnante série New-Yorkaise.
Une séquence qui fait la part belle aux ombres et qu'il a entièrement réalisée avec son 35mm F1.4 DG HSM | Art, un objectif qui l'accompagne sûrement lors de tous ses déplacements.
S'il est aujourd'hui New Yorkais, Thomas a grandi en République Dominicaine et n'est venu à la photographie qu'en 2006. Il s'agissait alors d'une matière obligatoire au sein de ses études d'infographiste. Il s'est ensuite très vite passionné pour ce medium lui permettant de révéler la beauté de New York, son quotidien, et la part d'extraordinaire et de mystére que porte en elle cette ville. La photo ne l'a plus quitté depuis.
Merci à lui d'avoir partagé avec nous ce superbe travail, modèle d’homogénéité qui rappelle les travaux de Saul Leiter ou Alex Webb et donne assurément envie d'avoir toujours son boîtier sur soi !
Si vous aussi vous souhaitez partager vos travaux réalisés avec un objectif ou un boîtier SIGMA, n'hésitez pas à nous envoyer un message !
Une série de vidéos du SIGMA USB Dock, notre station d’accueil USB exclusive permettant de régler votre optique en fonction de vos besoins est désormais disponibles sur Youtube.
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CLUB FOVEON # 5 : Kazua Yamamoto.
A peine remis des long et copieux repas de fin d’année, nous remettons le couvert ce jeudi à l'occasion du Club FOVEON et les images culinaires du photographe japonais Kazua Yamamoto. Ce fin gourmet et photographe accompli immortalise en effet, avec brio et à l'aide de ses boîtiers SIGMA (Reflex SD1 Merrill et Compact expert DP2 Merrill) la grande majorité de ses repas, qu'il en cuisine lui-même les plats ou qu'il ait la chance de les découvrir quand il se met à table à l’extérieur. Des images incroyables de netteté et de luminosité qui ne manqueront pas de vous ouvrir l’appétit. ————————–
// Bonjour Kazua. Vous avez l’une des plus impressionnantes et appétissantes galerie de plats sur flickr. Comment en êtes-vous venu à accumuler une telle collection d’assiettes ? Avez-vous toujours été passionné de gastronomie ?
Bonjour. J’ai commencé à faire des images culinaires il y a vingt ans ! Au tout début il s’agissait essentiellement de documenter mes propres recettes. C’est la possibilité de partager facilement mes images sur internet qui m’a poussé à documenter le plus possible la cuisine des autres et les plats que je m’apprête à déguster.
// Vos photos sautent littéralement aux yeux avec une lumière et une netteté incroyable. On s’y croirait ! Utilisez-vous du matériel spécial ou uniquement votre boîtier en lumière naturelle ?
J’ai monté un petit un micro studio chez moi, pour les plats que je confectionne et j’utilise un diffuseur maison. Je me servais jusqu’à présent d’un flash de studio monobloc mais je suis passé depuis peu à l’éclairage LED. Bien évidemment, j’utilise également un trépied pour stabiliser mon boîtier.
// Vous travaillez avec un boîtier reflex SIGMA SD1 Merrill et un compact 46 Millions de pixels SIGMA DP2 Merrill (Ndr : Focale fixe équivalente 40mm). Pourquoi avoir fait ce choix ?
Le premier reflex que j’ai acheté était le SIGMA SD10. Depuis, je n’utilise que des boîtiers SIGMA et leur capteur Foveon, ce sont les seuls qui me permettent de prendre la photo la plus proche de ce que j’ai apprécié de mes propres yeux.
// Nous sommes curieux de connaitre votre plat préféré ! Dites-nous tout.
Mes plats préférés sont le curry et les pâtes. Mais j’aime bien sûr également la cuisine japonaise.
// Et que pensez-vous de la cuisine française ?
La cuisine française est une de mes préférées ! Les plats sont tellement beau. Le pot au feu est une des spécialités française que je réalise le plus souvent. (Retrouvez le pot au feu, revisité par Kazua sur sa page flickr :https://flic.kr/p/oGWZ6p)
// Certains chefs cuisiniers se sont récemment élevés contre l’utilisation des smartphones dans leurs restaurants. Une pratique que l’ont voit de plus en plus avec l’avénement d’instagram et de twitter… et qui ne rend pas forcément hommage à la réalisation des plats. Est-ce que vous avez eu des problèmes à ce sujet ou c’est quelque chose qui est plutôt bien accepté ?
Ce débat initié en France a suscité beaucoup d’intérêt dernièrement au Japon et c’est une question à laquelle je suis sensible. Personnellement, quand je prends des photos dans un restaurant, je veille à le faire avec l’autorisation du personnel. Systématiquement. De plus, je suis suffisamment aguerri pour le faire désormais en un éclair, comme ça, aucun risque que le plat ne refroidisse !
// A ce propos, vos amis ne sont-ils pas fatigues de devoir vous attendre avant de pouvoir commencer à manger ?
Ma famille et mes amis savent désormais que quand ils mangent avec moi, c’est un cérémonial auquel ils ne pourront pas couper… ils attendent donc bien sagement !
// Merci beaucoup pour vos réponses. Nous nous sommes penchés uniquement sur votre photo culinaire aujourd’hui mais vous avez bien d’autres et belles chose dans vos tiroirs. Est-ce que vous avez d’autres projets que vous souhaiteriez partager avec nos internautes ?
Je publie mes images également sur Facebook et 500px, mais je trouve que flickr est la plus intéressante des plateforme. Kazua Yamamoto, en direct du Japon
Kazua Yamamoto est en effet sur flickr, et c’est là que nous avons découvert ses images culinaires dont nous ne laissons pas. N’hésitez pas à le suivre si vous n’êtes pas rassasié, ce ne sont pas moins de 1963 plats qui vous attendent dans son album “Cuisine”
Déjà le 4ème numéro de notre série « Club Foveon ». Ce nouveau rendez-vous, initié en septembre dernier vous permet de découvrir chaque mois un photographe ayant fait le choix de la technologie Foveon pour réaliser ses travaux photographiques. Aujourd’hui, c’est la photographie urbaine de Philippe DURUISSEAU que nous mettons à l’honneur. Il a bien voulu se plier à l’exercice de l’interview afin de nous en dire plus sur la réalisation de ses images, tout en réflexion. // Bonjour Philippe. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter auprès de nos lecteurs ?
Bonjour, pour commencer un grand merci pour l’intérêt que vous portez à mon travail ! J’ai 50 ans et j’habite Orléans. Pour la petite histoire, c'est mon père qui m'a appris la photo dans les années 70, il me confiait parfois son précieux réflex EXA500 ouverture réglée et me disait deux choses: “sujet immobile 1/60, sujet qui bouge 1/250”… Ensuite nous allions développer. Voir apparaître l'image dans le bain de révélateur, magique pour un môme d'une dizaine d'année ! J'ai attrapé le virus et je l'ai gardé. J'ai continué à développer mes photos N&B jusqu'au début des années 90, puis le tourbillon de la vie … Ce sympathique virus s’est rappelé à moi il y a environ deux ans, et le monde avait bien changé: le numérique ! Tout réapprendre, voire tout apprendre avec toutes les maladresses d'un débutant mais… “Sujet immobile 1/60, sujet qui bouge 1/250"… Et le plaisir de pouvoir à nouveau développer en N&B.
// Pouvez-vous nous expliquer votre démarche et la façon dont vous procédez pour capturer ces images ? Nous imaginons que vous devez avoir toujours votre boîtier sur vous ?
Contrairement à ce que l’on peut imaginer pour de la photo de rue, je n’ai pas toujours mon appareil sur moi, mais comme j’habite en centre-ville je fais du repérage puis j’y retourne. En général, je me poste devant la vitrine, je cadre en me plaçant correctement pour avoir le reflet du photographe. Si je veux une interaction avec les passants derrière moi, j’appuie à mi-course sur le déclencheur pour la mise au point et j’attends un coup de chance. Je ne fais qu’une ou deux prises les gens finissent par s’arrêter en se demandant à quoi je peux bien jouer…
// Comment avez-vous découvert le capteur Foveon et pourquoi avoir choisi cette technologie ?
J’ai découvert ce capteur tout à fait par hasard sur un forum consacré à la photo. J’étais interloqué par le piqué, la qualité, et « l’effet 3D » des images N&B postées par un des membres. Après quelques recherches, et étant physicien, j’ai compris que la technologie Fovéon était totalement différente des capteurs Bayer, et qu’elle se rapprochait des multicouches chimiques des films argentique. Il me fallait ce capteur ! Ce fut chose faite avec l’acquisition du SD15. D’autre part, je ne travaille qu’en mode manuel et le SD15 est parfait pour cela, rien de superflu, inutile de lire la notice c’est un appareil photo !
// Avez-vous essayé de travailler avec les compacts SIGMA, plus pratique à emporter au quotidien ou bien le reflex est indispensable à votre pratique ?
Je n’ai pas eu l’occasion d’essayer les compacts SIGMA, mais travailler sans viseur me fait peur, ce n’est pas du tout dans mes habitudes… Il est tout à fait vrai qu’un boîtier compact serait plus pratique, et je pourrais l’avoir en permanence avec moi. Il faut que j’essaie, mais pas facile de se faire prêter un DP pour quelques jours dans ma petite ville…
// Il y a vraisemblablement une volonté d'organiser le chaos, dont vous êtes un personnage à part entière, dans cette série et il est amusant pour le lecteur de vous rechercher dans le cadre. Y-a-t-il une volonté de brouiller les sens avec ces images tout en réflexions ?
Ce n’est pas forcément une volonté de chaos. En ville, nous avons toujours l'impression que les personnages sur les affiches ou dans les vitrines nous regardent, c'est volontaire de la part des publicitaires, décorateurs, ou commerçants qui cherchent à interpeller, à attirer par un regard. Mon but est de rendre "vivants” ces personnages et objets en les faisant interagir avec les passants et/ou le photographe. Une volonté de brouiller les pistes : oui, pour celui qui regarde l’image tout semble se mélanger, qui est vivant, qui ne l’est pas ? Qui est dehors, qui est dedans ? Il ne s’agit pas véritablement d’autoportraits, derrière le viseur je ne suis pas reconnaissable, mais le photographe fait partie de la « trilogie interactive » mannequins, passants, photographe.
// Socialement, cette série est également un formidable témoignage de l'évolution de notre société par l'état de la mode qu’elle dresse à un instant T, ou l'actualité qui s’y trouve figée. Le sujet semble donc par nature inépuisable. Avez-vous prévu de mettre un terme à cette série ou constitue-t-elle un fil rouge dans votre carrière de photographe ?
Votre appréciation me touche beaucoup ! Ce sujet semble effectivement inépuisable mais le piège est de produire des images qui se ressemblent trop. Je ne compte pas m’arrêter, c’est effectivement un fil conducteur, mais je fais une « pause ». Je travaille actuellement sur des superpositions de 3 images prises en 1 seconde en mode rafale, pour conserver l’instantané d’une photo, puis développement en N&B, mais j’ai peu de réussite, il faut que je travaille.
// Y-a-t-il une exposition ou un livre prévu autour de cette série ? Un site web dans lequel nous pourrions errer comme vous l’avez-fait avant nous pour ramener ces images ?
Trois de mes images font partie de l’exposition collective « Un Fovéon à Paris » et j’expose à Orléans trois semaines du 31 mars au 21 avril à la librairie « Passion Culture » d’Orléans. Justement toute la série sur les vitrines. Quant à la publication d’un livre, je ne sais pas si un éditeur pourrait être intéressé… ? Toutes mes photos sont visibles ici : http://pilou45000.blogspot.fr/ ou sur ma page Facebook :https://www.facebook.com/messagedelalumiere.orleans
CLUB FOVEON #3 | Håkon Vestli
// Bonjour Hakon. Pour commencer, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Bonjour! Je m’appelle Hakon, je vis à Oslo en Norvège, et je suis développeur informatique. J’ai toujours été intéressé par les arts graphiques, en particulier le cinéma et la photo, mais je ne pratiquais la photo que par phases. La dernière m’est tombée dessus à l’achat d’un smartphone il y a quatre ans, et ne m’a plus quittée… émoticône wink
// Quand on navigue dans ton flux flickr, on s’aperçoit que tu travaillais auparavant avec un reflex. Comment es-tu venu au DP Merrill ?
Après quelques temps avec ce fameux smartphone, je me suis senti un peu à l’étroit et me suis acheté un Reflex premier prix. Quelques temps après, à Noël dernier, je suis tombé sur une pub pour le SIGMA DP2 Merrill qui m’a intrigué. 46 Millions de Pixels, qu’est-ce que c’est que ça ? Au fur et à mesure que je découvrais cet appareil sur le web, mon intérêt et ma curiosité grandissaient… Malgré les limites connues du produit (autonomie, limites en haut iso, pas de support dans les logiciels de traitement d’images les plus connus), je me suis dit que ce boîtier correspondait tout à fait au type d’images que je faisais. Je l’ai donc acheté et je ne l’ai pas du tout regretté. Je pense que la qualité d’image, en particulier la résolution, est tout simplement incroyable (quand on connait les limites sus-cité de l’appareil). Mon souhait d’acquérir un reflex haut de gamme a bien reculé depuis. Le DP2 Merrill est désormais mon appareil principal… mais je dois cependant garder le Reflex pour les situations un peu plus compliquées.
// On sent clairement une évolution vers de plus en plus de simplicité dans tes images, des images qui créent également un ensemble de plus en plus cohérent. Comment fonctionnes-tu ? Travailles-tu sur des séries clairement réfléchies, développant l’idée de « Haïku visuels » qu’on retrouve dans tes tags flickr, ou tu te contentes juste de shooter au fil de tes déambulations urbaines ?
Avec le recul, je vois ce à quoi tu fais allusion mais jusqu’à maintenant je n’avais pas trop travaillé dans ce sens. Mon but principal a toujours été de capturer les sensations visuelles que je trouve intéressantes : en l’occurrence les choses simples, abstraites et minimalistes, parfois les détails d’une plus grand structure, et principalement en milieu urbain oui. Mais j’y réfléchis de plus en plus et j’essaye justement de photographier en ayant plus conscience de ce que je fais, pourquoi je le fais, et peut être trouver un nouvel angle ou améliorer la démarche qui est la mienne pour le moment.
// Est-ce que la contrainte d’utiliser une focale fixe t’a aidé à réaliser ces cadres très précis qui caractérisent ton travail ?
En fait, j’ai plutôt procédé dans l’autre sens. A l’époque de mon reflex, je me suis rendu compte que je préférais le standard 35mm (équivalent à un bon vieux 50mm en 24x36). Ça me donne le point de vue que j’aime, qui est le cadre serré auquel tu fais allusion et qui me correspond. Donc, quand je me suis intéressé aux boîtiers SIGMA, c’est le DP2 Merrill qui s’est imposé avec sa focale équivalente au 45mm. Comme j’aime cette focale, l’objectif du DP2 Merrill me convient parfaitement.
// Tu fais beaucoup de Noir et blanc. Un noir et blanc contrasté mais pas trop « dramatique ». Est-ce que tu utilises le mode monochrome des Merrill ?
En fait, je n’ai jamais utilisé ce mode. Je l’ai essayé mais par habitude je préfère exporter les fichiers RAW en TIFs et les traiter avec un autre logiciel que je connais bien. Ma façon de procéder est simple : s’il y a de la couleur dans une image, je la mets en avant, sinon je convertis en monochrome.
// Qui sont tes modèles ? N’hésite pas à partager quelques noms et liens avec nos internautes !
En général, je préfère prendre des photos et ne pas trop m’inspirer du travail des autres émoticône wink Mais puisque tu me le demande, je vais te répondre ‘Ich bin ein Dusseldorfer’, ce qui signifie que je trouve l’inspiration dans l’école documentaire allemande : Andreas Gursky, Candida Höfer and Thomas Florschuetz. Je suppose également être largement influencé par le cinéma sans pour autant en être tout à fait conscient. Les vieux films de Tarkovsky sont pour moi un excellent exemple de films tout à fait fascinant visuellement parlant. Des sites comme Flickr ou 1x sont une source d’inspiration pour les personnes intéressées par la photographie mais je trouve les images sélectionnées et mise en avant par ces sites souvent un peu trop lisses (et traitées avec la main lourde) pour être vraiment intéressantes. Je suis plus séduit par une démarche « retour aux sources »
// Où vois-tu ta photo dans quelques années ? Est-ce que tu as des projets d’impression de livre, fanzine, ou peut-être une exposition ?
Quand j’aurais suffisamment de photos sous le coude, ce serait effectivement super de bénéficier d’une large exposition par ce type de chose, mais je n’ai pas de projet concret pour le moment. Le web permet de diffuser facilement et à très faible prix. L’envers du décor c’est que le public est submergé de photographes et qu’il est difficile de faire le tri. Je ne sais pas bien comment émerger parmi tout ce monde !
// Merci de nous avoir donné de ton temps. Quelque chose à ajouter ?
Quelqu’un a dit “Le diable est dans les détails”. C’est une phrase que j’ai toujours dans un coin de ma tête et dont je me rappelle où que j’aille. C’est un plaisir de rechercher ces détails, de les photographier et de les représenter isolés. Pour cette démarche qui est la mienne, le DP2 Merrill est un bon compagnon et je guette avec attention les prochaines versions qui perpétueront la tradition du capteur Foveon tout en rendant ces boîtiers plus versatiles.
// Bonjour Hugues, peux-tu te présenter en quelques mots à nos internautes ?
Bonjour, j’ai 35 ans et je suis le fils d’un grand passionné : photographe, collectionneur d’appareils photos et conservateur du Musée de la photographie de Graçay dans le Cher. La photographie et la musique occupent une place importante dans ma vie et j’ai sans cesse besoin de créer de nouvelles choses. Je me définis comme un photographe portraitiste amateur.
// Pour en avoir discuté avec toi lors de notre rencontre sur le Forum Pro Images en Juin dernier (http://www.forumproimages.fr/) tu sembles avoir utilisé énormément de boîtiers et objectifs dans ta vie de photographe, pourquoi as-tu privilégié le DP3 Merrill pour réaliser cette série ? Pourquoi le DP3 Merrill plutôt qu’un boîtier Moyen Format ?
Effectivement de nombreux boîtiers passent entre mes mains et je passe du TLR 6x6 aux réflexes numériques de dernière génération. Travaillant depuis longtemps avec divers objectifs Sigma sur mon réflex numérique, j’ai été surpris et conquis par la série DP Merrill au dernier salon de la photo et notamment le DP3 Merrill car il répond aux critères de ma pratique photographique le portrait et la mode. Un mini télé équivalent 75mm à grande ouverture f2.8 et de surcroit macro, l’objectif Sigma monté sur le DP3 Merrill propose des images piquées dès f2.8, aucune aberration chromatique et pas de distorsion. De plus l’obturateur du DP3 me permet des synchros flash jusqu’au 1/2000ème ce qui est très utile pour figer des mouvements de modèle ou créer des ambiances lumineuses en plein jour. On compare souvent les DP aux boitiers moyens format. Dire que le Foveon X3 46 MP est l’équivalent d’un boitier moyen format est faux mais l’on peut plutôt apprécier le rendu des textures, le piqué, l’effet tridimensionnel ressenti devant les tirages qui effectivement rappelle ce que l’on peut obtenir avec un moyen format. J’ai travaillé avec des ouvertures de f2.8 à f9, il m’aurait été impossible d’obtenir le piqué homogène et la profondeur de champ voulu à l’aide de mon moyen format argentique avec ces mêmes ouvertures; les modèles apprécieront de prendre moins de flash dans les yeux. Pour ma série de face painting, j’ai donc opté pour un appareil capable de reproduire fidèlement le travail du maquillage artistique et de garder les textures de matière sur la peau : le DP3 Merrill s’imposait donc naturellement.
// Comment est accueilli le DP3 Merrill par tes modèles ? Ce n’est pas vraiment le type de boîtier qu’elles doivent s’attendre à voir sur ce type de shooting !
Dans mon studio il y a 3 MF avec leurs objectifs disposés sur une table à l’entrée, les modèles se sentent donc bien dans un univers qui pour eux donne une impression de « pro »; les différents et imposants modeleurs ainsi que les flashs de studio contribuent aussi à ce ressenti… Enfin une fois devant les modèles avec mon DP3 à l’œil (oui j’utilise une loupe de visée sur l’écran arrière) je vois le regard légèrement intrigué de certains modèles, pensant peut-être que je vais faire des tests et qu’après je vais prendre un « vrai appareil photo »… Une fois les images affichées sur le poste de travail, les modèles commencent à me questionner sur cet appareil : « mais il fait combien de millions de pixels? », « est-ce un appareil qui n'est destiné qu’aux professionnels? » et bien sûr j’ai eu droit au fameux : « il fait de belles photos cet appareil… » De nombreux modèles de cette série me connaissent déjà et sont habitués à voir mes différents équipements, donc de manière générale je n’ai pas de remarques sur mon petit boitier noir.
// La lumière est très importante dans tes images, peux-tu nous en dire plus sur ta technique d’éclairage ?
La lumière me permet d’accentuer ou d’effacer certains traits d’un visage, de donner du contraste à mes images mais sur cette série je dois aussi faire attention au maquillage qui a été fait : certains produits brillent, d’autres absorbe la lumière, je dois donc tenir compte de tout ces facteurs pour être au plus près de la création de la maquilleuse et malgré tout, rendre la beauté de mon modèle, et ceci dans des plans tous très proches et relativement serrés. J’ai utilisé 2 à 3 sources de lumières pour cette série : lumière principale, de remplissage et de séparation plus un réflecteur argent positionné devant le modèle. Les modeleurs sont différents suivant le make-up : bol beauté (avec ou sans diffuseur), Octogone 120 cm + grille, parapluie parabolique, mini softbox 40x40cm, coupe flux…
// Utilises-tu le DP3 Merrill en dehors de ton studio ? Quels sont selon toi ses domaines de prédilection ?
Je fais beaucoup de photos de portrait et de mode, donc si je dois être en extérieur je peux utiliser mon DP3. Je dois avouer que quand je sors du studio, je prends mon télémètre pour faire le reste de mes photos ou mon équipement réflex si je dois couvrir une activité sportive ou un spectacle. Pour moi le DP3 est essentiellement un boitier à portrait, qui saura aussi procurer de belles images en proxi grâce son grossissement de 1:3, les adeptes de paysages ou de détails ne seront pas non plus déçus. Le DP1 et le DP2 seront plus à l’aise avec leur focale de 28mm et 50mm pour couvrir des photos plus classique de paysage ou de rue. // As-tu utilisé le mode Monochrome intégré au logiciel SIGMA Photo Pro pour réaliser tes noirs et blanc ? Retrouves-tu le rendu du noir et blanc argentique que tu pratique ?
Oui bien sûr, j’utilise le mode monochrome de Sigma Photo Pro et c’est vrai que le développement d’un RAW X3F me donne un rendu très intéressant proche d’un film Neopan 100 acros, le léger grain en moins, que l’on peut rajouter dans le logiciel avec aussi un effet de vignettage. Mais je n’utilise pas SPP pour « vieillir » une photo mais plutôt pour avoir un vrai noir et blanc, j’apprécie particulièrement le filtre de sélection des couleurs qui permet de jouer sur les différents contrastes du rendu.
// Qu’attends-tu du DP2 Quattro et pourquoi pas, des prochaines versions de DP ? Dis-nous ce qu’il te manque sur les boîtiers actuels !
J’ai eu la chance de prendre en main le DP2 Quattro à son annonce en France et j’avoue être encore tombé amoureux de ce nouveau boitier, il apporte de nombreuses améliorations qui manquaient aux générations précédentes de DP : l’autofocus plus véloce, l’assistance lumineuse (que j’aurais bien aimé avoir pour un shoot d’un modèle en pleine nuit sur mon dp3…), le dessin carré et non plus rectangulaire des zones AF (beaucoup plus pratique pour le cadrage en mode portrait), la gestion de la balance des blancs par degré Kelvin… cela me manque cruellement sur mon DP3 et sur SPP, je l’ai demandé longtemps à Sigma et c’est désormais chose faite sur SPP 6 et le DP2 Quattro. Bien entendu, j’attends le nouveau DP3 avec impatience et je rêve qu’il sorte en 85mm ou 90mm. Sur les boitiers actuels de la marque il ne me manque pas grand chose, par contre j’attends vraiment une version de SPP beaucoup plus rapide et quelques ajouts sur l’interface. L’intégration de Sigma capture pro pour les DP serait vraiment un plus pour les prises de vue en studio en mode connecté.
// Quels sont tes prochains projets photographiques ?
Mon prochain projet photographique sera sans doute plus rapide que ce dernier qui s’est déroulé sur le mois de septembre entier … Ce sera certainement pour Halloween où ma maquilleuse prendra un malin plaisir à donner un côté obscur à ses nouvelles créations, donc aux miennes…
Merci à Hugues d’avoir partagé avec nous son expérience du capteur Foveon en studio.
// Bonjour Pauline. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots pour nos internautes ? Comment êtes-vous venue à la photographie ?
Je travaille dans la mode à Paris depuis près de dix ans et voyage régulièrement depuis presque aussi longtemps. Je fais un métier ou la communication par l'image est primordiale. Je dirais que la photo s'est naturellement imposée à moi comme un outil précieux, puisqu'il me fallait retranscrire, sublimer ce que je trouvais inspirant. Je prends des photos depuis longtemps, mais c'est seulement l'année dernière que j'ai décidé de leur donner un vrai cadre avec mon blog The Voyageur.
// Quelles sont vos influences artistiques ?
Très vaste sujet ! Je dirais que parmi les choses auxquelles je reviens tout le temps il y a le cinéma, l'art et l'architecture des années 30 (Lubitsch, De Chirico, Brancusi, Gio Ponti), l'Antiquité, les utopies modernistes (les case study houses en Californie, Chandigarh, le Bauhaus…), la Polynésie de Gauguin, le cinéma de Robert Altman et de Fellini, la science-fiction des années 80, le mélange entre art et artisanat et le Moyen-Orient. Mon récent voyage au Japon a aussi redoublé mon intérêt pour la culture japonaise !
// Vous travaillez avec un compact DP2 Merrill, quelles sont les principales qualités de ce boîtier qui vous ont amené à l’utiliser en voyage ?
Mon choix s'est porté sur le capteur Foveon avec un DP1 il y a quelques années, quand je cherchais un numérique avec “de la personnalité”, avec un rendu qui ne ressemblait à aucun autre. Entre temps je suis passée au DP2 Merrill et j'aurais bien du mal à renoncer à ce capteur bien particulier. J'aime l'idée que ce soit un boîtier avec des contraintes, qu'il faut savoir dompter pour en obtenir le maximum. Créativement ça me semble plus riche que l'absolue polyvalence d'un DSLR. J'apprécie aussi le minimalisme presque austère du design du boîtier.
// On note un attachement aux détails dans vos images. Des détails qui ramènent aux sensations olfactives ou visuelles qui perdurent plusieurs années après un voyage. Pouvez-vous nous en dire plus sur la réalisation de ces souvenirs qui semblent emprunts de nostalgie dès la prise de vue ?
Je suis séduite par ce que ces détails ont de plus abstrait, comme des dessins ou des peintures. Pour moi c'est aussi tirer parti d'un des grands pouvoir de la photo qui est d'isoler certains éléments et d'ainsi pouvoir recomposer une autre histoire qu'elle soit onirique, contemplative ou graphique.
// Il y a rarement une présence humaine sur vos photos. Le voyage serait-il une expérience contemplative qui se vit seul ?
Le premier élément de réponse serait que je fuis les foules au maximum quand je voyage, mais la réalité c'est aussi que je passe des heures à regarder les gens passer mais que je peine à dépasser une gêne à les photographier! Je crois que c'est aussi parce que c'est pour moi plus le territoire de mon mari, qui lui fait vraiment de la street photography avecthisisnotatie.tumblr.com, il faut avoir une certaine audace pour photographier des inconnus! Cela étant dit j'ai photographié beaucoup plus de sujets “humains” au Japon, où j'ai eu le sentiment que c'était beaucoup mieux toléré.
// C’est grâce à votre blog que nous vous avons découvert, avez-vous envie d’autres supports dits « traditionnels ». Nous pensons à une exposition ou à l’édition d’un livre ou d’une série de fanzines.
Je travaille tellement sur écran qu'on peut dire que je ne suis pas obsédée par la concrétisation “par le papier”. Je suis beaucoup plus stimulée par la perspective de collaborations que de reproduire le même contenu sur différents supports.
Merci beaucoup pour vos réponses ! Les internautes qui souhaiteraient en savoir plus peuvent continuer le voyage sur votre blog : http://thevoyageur.net/